Wallonie picarde – Régis Declerck, un nouvel avenir professionnel au service des espaces verts d’Estaimpuis

Régis nous a donné rendez-vous dans le hall technique d’Estaimpuis et nous a ensuite montré les terrains qu’il entretient et aménage actuellement.

 

Revoir José Larsy, formateur au Centre de compétence Secteurs verts du Forem, lui a donné l’occasion de lui montrer quelques-unes de ses réalisations et d’avoir son avis : « Rien à dire, travail impeccable ! ».

Dynamique, investi, enthousiaste, Régis a évoqué très spontanément son parcours et son travail au quotidien au sein d’une équipe de 11 personnes qui gèrent l’entretien des espaces verts des sept villages de l’entité estaimpuisienne.

Un bac en maintenance industrielle en poche, Régis démarre une carrière dans l’armée pendant trois ans où il alterne six mois dans la métropole et six mois en Afrique. Une vie professionnelle qui lui plait mais qu’il ne peut combiner avec sa vie personnelle. Son choix est posé : il s’installe à Leers, où il habite encore aujourd’hui avec sa famille, et réoriente sa carrière dans les secteurs verts.

Pour changer de métier, il faut commencer par se former. Régis s’est alors tourné vers l’offre proposée par le Centre de compétence Secteurs verts du Forem.

Belle complicité entre Régis, aujourd’hui engagé en CDI, et José, son formateur. Faut dire que passer ensemble huit mois de formation d’ouvrier en parcs et jardins, puis cinq mois en formation sylviculture, ça aide !

Régis nous confie « après les bases du métier durant la 1re partie de la formation, j’ai suivi un stage de deux mois à la commune d’Estaimpuis dans le service des espaces verts. Une semaine sur deux j’étais donc sur le terrain pour mettre en pratique ce que j’apprenais ». Patrick Bocklant, responsable du service, rejoignait l’avis de José : « très satisfait de son travail, son autonomie, sa vision du travail à mener, ses prises d’initiative et ses connaissances. »

Ayant obtenu la ‘Reconnaissance des qualifications acquises en Formation’ à la fin de la formation, Régis décide d’entamer celle en sylviculture, avec un premier mois dans la région de Frasnes pour assimiler la théorie et déjà faire des observations sur le terrain, et quatre mois dans la région de Chimay : « on passait des journées complètes en forêt et d’autres à suivre des cours. La connaissance et les soins à apporter aux arbres restent les mêmes, mais j’y ai découvert les particularités liés à cet environnement. Là, on y apprend qu’il faut laisser faire la nature tout en la régulant ; et qu’il est important de céder des arbres en bonne santé pour l’avenir de la forêt… ».

José : « Aller de Frasnes à Chimay exige une certaine mobilité. Le groupe a du s’organiser pour loger sur place, pour le transport… Nous formons partout en Wallonie, ce qui permet d’offrir aux stagiaire une plus grande diversité en terme d’observation et d’application, et donc de ce qui les attend dans leur future réalité professionnelle ».

Sur les terrains où il travaille à Estaimpuis, Régis nous explique :

« J’ai pensé l’aménagement de ce parterre en tenant compte de l’esthétique – les couleurs, les formes et la hauteur des plantes -, mais aussi de la pratique pour l’entretien ensuite (largeur au sol, hauteur de taille…). Les arbres de l’arboretum situés un peu plus loin, qu’on a coupés et broyés, se retrouvent ici en paillage, au-dessus de la bâche qui protège les plantations des mauvaises herbes. »

Rien ne se perd ! C’est un bel exemple d’une gestion saine de l’environnement au profit de l’embellissement des espaces publics dont tout le monde peut profiter.

La collaboration du Centre de compétence Secteurs verts du Forem et de la Ville d’Estaimpuis date de 2009, lors du tout premier accueil de stagiaires jardiniers. José avait alors travaillé avec son groupe à l’aménagement du rond-point des sabotiers, que Régis entretient encore aujourd’hui.

Le Centre de compétence organise régulièrement la formation de jardinier pour demandeurs d’emploi. Celle en cours a démarré en mai 2015 dans la région de Charleroi.

Rédacteur : Juliette GAIGHER