Frasnes : une visite de chantier pas comme les autres

Photo (de gauche à droite) : Carine Defrenne, Martine Mas, Xavier Potvin, Elisabeth Paccou, Jean-Luc Crucke, Marie-Kristine Vanbockestal et Noël Scherer.

 

D’une visite au départ informelle entre Martine Mas, Directrice de la Formation en Wallonie picarde et Noël Scherer, Directeur général de la Direction Formation, la matinée du 11 avril dernier est devenue tout à fait symbolique. Elle a pris une dimension plus officielle avec la venue de notre Administratice générale, Marie-Kristine Vanbockestal, et du Député-Bourgmestre de Frasnes-lez-Anvaing, Jean-Luc Crucke, qui était accompagné de la presse.

Du vent, des tuyaux et des flaques d’eau à enjamber, le casque et les chaussures de sécurité à porter, voilà une réalité de chantier vécue à peine arrivé ! Pour présenter le projet et le site à nos invités, nous les avons conduit dans le hangar déjà construit. L’intérêt des participants était manifeste : c’est durant presqu’une heure qu’ils ont échangé au lieu des 15 minutes de présentation initialement envisagés. Bon nombre de messages positifs sur le Forem ont été communiqués et relayés par la presse.

Marie-Kristine Vanbockestal, Martine Mas et Noël Scherer ont ensemble introduit le sujet en expliquant le contexte :  » ce projet est une belle illustration d’une nouvelle orientation stratégique du Forem, qui se base sur plus de responsabilité en région. Ici, c’est un travail de terrain que l’on observe, avec toute sa richesse sur le plan humain . » Une autre idée évoquée est la volonté de renverser les stéréotypes liés aux métiers de la construction grâce à ce type de chantier, au delà de la promotion des métiers techniques et manuels comme on le fait depuis des années.

Martine Mas a développé quelques idées maîtresses au départ d’un joli jeu de mots : « Dire que Frasnes est ouvert/tout vert, cela veut dire beaucoup de chose : vous rencontrerez ici des stagiaires du domaine construction avec leur formateur ; mais sur le terrain, les plantations ont été faites par d’autres stagiaires et d’autres formateurs, dans des conditions climatiques particulièrement rudes.
Etre ouvert, pour un Centre de compétence, c’est former tant des demandeurs d’emploi que des travailleurs, des enseignants et des élèves.
Etre ouvert, c’est mettre en synergie des expertises de différents Centres du FOREM, et différents services de support, je ne vous fais pas un dessin sur la complexité de la coordination d’un tel chantier.
Etre ouvert, c’est développer des partenariats public-privé, pour les matériaux, et des formations spécialisées.
Etre ouvert, c’est être ancré dans le local, mais aussi viser le développement régional, tout en intégrant les dimensions européennes de celui-ci.
Etre ouvert, c’est avoir la sagesse de se dire que seul on ne peut rien, qu’ensemble on peut tout; et activer tous les leviers, avec toutes les forces vives d’une région.
Etre ouvert, c’est travailler aujourd’hui pour le développement de demain. »

Elisabeth Paccou, responsable du Centre de compétence Secteurs verts, a profité de l’occasion pour annoncer que le site accueillerait en 2014 la Journée nationale du gazon . Mais avant tout, elle a expliqué tout l’avantage de bénéficier de terrains propres au centre, même si « on travaille sur du vivant, les arbres, on ne les taille pas plusieurs fois d’affilé ! Nous devrons toujours avoir plusieurs terrains d’application pour nos stagiaires « .

Xavier Potvin, responsable du projet de construction durable pour le bâtiment administratif destiné au Centre de compétence, en a fait sourire quelques-uns :  » On me croyait fou quand j’ai dit que ce serait le tout premier bâtiment à être construit par nous ! 200 m² de plain pied avec une estimation de 200 stagiaires qui se succèderont jusqu’à la fin du chantier : c e projet est un prétexte pour montrer ce que l’on peut faire en construction tenant compte de la réglementation PEB, que ce soit en Belgique ou au delà. De nombreux entrepreneurs français ont d’ailleurs déjà franchi la frontière pour venir voir avec quelles techniques et avec quels matériaux nous travaillons… On s’attaque au gros oeuvre aujourd’hui, la couverture suivra. En 2014, le focus pourra alors être mis sur l’isolation, avec des volets très techniques comme la ventilation par exemple. Le chantier exige des dimensionnements et d’autres types de contraintes que ceux d’une maison familiale. C’est donc doublement enrichissant pour les stagiaires. Stagiaires qui se forment tous dans un de nos centres avant d’arriver ici. Une fois terminé, le projet ne s’arrêtera pas là puisque nous comptons y développer des analyses liées à l’environnement, comme la qualité de l’air ambiant ou la consommation d’énergie. C’est important car il n’y a pas encore assez de recul en Belgique pour ce type de monitoring . »

Carine Defrenne, co responsable du projet de construction, précise encore  » nous veillerons aussi à l’articulation entre tous les corps de métiers qui se s’enchaîneront ici, en premier lieu dans le chef des formateurs, puis des stagiaires. Cela fait partie des enjeux de la PEB et représente pour nous un objectif pédagogique important pour la qualité de nos formations à venir. Des formations innovantes qui apporteront les compétences nécessaires aux futurs bâtisseurs et rénovateurs soucieux de l’utilisation rationnelle de l’énergie et des énergies renouvelables . »

Echos dans la presse :

  • No Télé : « frasnes, un chantier vert unique en Wallonie pour le Forem » – 11/04/2013
  • La Libre Belgique : « Le chantier vert prend forme » – 16/04/2013
  • Courrier de l’Escaut : « Le chantier vert, un labo des métiers » – 17/04/2013

Lisez aussi les propos de Jean-Luc Crucke à cette occasion.